Pensées moribondes
Au
loin, dans la brume ouatée comme un rêve presque effacé ;
chantant
d’une voix douce un refrain que j’aime.
Tu
m’as fait souffrir frivole créature.
Je
vois, hâve et triste mon vieil amour des années passées.
Nous
allions dans la nuit dormir sous les chênes ;
n’ai-je
pu calmer mon cœur de cette profonde déchirure.
Tu
reviens après tant d’années ;
dois-je
encore de ton escapade te pardonner.
Tu
as fui comme une vagabonde ;
me
laissant seul avec mes pensées moribondes.
Mon
cœur noyé par une pluie de larmes ;
au
fil du temps s’est desséché.
J’ai perdu mon âme ;
mais mon amour pour toi intact est resté.
Amour
d’été aux saveurs souveraines ;
Parfum qui fait rêver aux iles lointaines.
Je
reste un homme meurtri que le rêve ranime ;
Qui
t’aime d’un amour fou, intense, sublime,
Pour
atteindre le sommet de l’amour féérique.
Je
t’attends sur les plages désertes des mers mélancoliques ;
De
l’éternel azur paisiblement la placide ironie ;
accable
le poète insouciant que je suis.
Sous
le silence froid de la nuit étoilée ;
de
beaux songes déçus, d’utopies effacées.
Faire
de notre amour une réalité plutôt qu’un rêve ;
afin
de vivre ensemble avant que nos vies s’achèvent…
Sevy
de Bassirac le 08/11/2014



